vendredi 19 mai 2017

[K-Drama] « Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo », plongée au milieu des princes de Goryeo

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Je suis lancé – le plaisir de la découverte aidant amplement – dans un petit marathon coréen, une parenthèse pour l’amateur de productions télévisuelles japonaises que je suis. Après le très convaincant (pour ne pas dire magnifique #fanboy) drama Goblin, the Lonely and Great God (que je continue de reregarder inlassablement en ce moment même – une dépression post-Goblin qui touche plusieurs personnes chez les dramavores), je ne pouvais que continuer l’aventure. Pour l’instant, je souhaite me concentrer essentiellement sur des séries récentes et Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo (달의 연인-보보경심 려, 20 épisodes diffusés entre août et novembre 2016) remplissait pas mal de critères intéressants. Je ne suis pas autant emballé qu’à la suite de Goblin, mais ce deuxième drama coréen m’a quand même satisfait et offert de bons moments de visionnages.

Cette série nous raconte l’histoire d’une jeune femme qui fait face à de nombreuses déceptions dans sa vie personnelle. Un jour en tentant de sauver un enfant de la noyade, elle fut transportée plusieurs centaines d’année dans le passée. Elle se retrouva alors dans le corps d’Hae So, une jeune femme recueillie par la famille du 8e prince et fils du premier roi de Goryeo. C’est le début d’une nouvelle vie mouvementée aux côtés des princes royaux.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
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Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
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Comme je le disais précédemment, je me doutais bien que je n’allais pas retomber immédiatement sur une nouvelle perle en essayant un second drama coréen. Assurément, Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo n’en est pas une. Mais, une fois ce constat accepté, je dois aussi reconnaître que j’ai aimé la série. En fait, pour être plus exact, au-delà du simple fait que j’avais vraiment envie de savoir comment l’histoire allait avancer et se finir, ce que j’ai ressenti avec le dernier épisode a été suffisamment fort. Cette fin m’a pas mal touché et elle clôture de belle façon cette série aux vingt épisodes quand à eux assez inégaux.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUMoon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUDisons que la série se divise plus ou moins en deux parties, de 10 épisodes environ chacune. La première est bonne et moyenne à la fois : son principal intérêt, c’est le personnage principale Hae Su interprétée par la belle et convaincante IU. Elle porte la série sur ses frêles épaules. La seconde partie qui démarre avec une mort importante est bien plus percutante ; Hae Su reste un des principaux intérêts de la série, oui, mais l’histoire devient elle aussi intéressante avec quelques autres personnages qui se dévoilent (enfin). En effet, la série gagne en maturité et en profondeur progressivement, lentement mais sûrement. Tout comme ses personnages. Et cette progression est intéressante, mais avec beaucoup d’allers et retours qui influent aussi sur l’intérêt inégal que l’on peut avoir d’un épisode à l’autre. Il y a enfin le dernier épisode, comme je le disais, avec encore une superbe Hae Su/IU. Il n’y aurait pas eu cet ultime épisode (allez, disons les deux derniers), j’aurais été probablement plus sévère.

Le scénario avec cette jeune femme perdue au milieu d’une armée de princes beau gosses et pour beaucoup, on va vite le comprendre, avides de pouvoir (l’appel du trône quoi), c’était tellement bateau et déjà-vu maintes fois. Que ce soit Wook (joué par Gang Ha Neul), le gentil et intelligent huitième prince, mais au final avide. So (joué par Lee Jun Gi), le sombre et ténébreux prince, balafré, malmené mais qui ne cherche, sans le savoir/reconnaître, qu’à être aimé. Oooh... Etc. Tous les princes ont des personnalités stéréotypées, et si certains se révèlent au fur et à mesure que la série avance, ça reste toujours assez tardif. Wook, lui, m’aura même complètement déçu, malgré un bon lancement et même si j’ai eu un peu de pitié pour lui à la fin.
J’ai quand même appris à apprécier So, le quatrième prince et principal protagoniste de l’histoire (avec Hae So), qui on le sait assez vite deviendra quelqu’un d’important alors qu’il n’était plus rien au sein de la famille royale.
Le 14e prince Wang (joué par Ji Soo, que je suis aussi en ce moment avec la série Strong Woman Do Bong Soon) m’aura agréablement surpris dans la dernière partie de la série (alors qu’il était presque transparent au début), surtout par sa relation vraiment touchante avec Hae Su ; j’étais aussi triste pour lui. Les personnages sont très nombreux (peut-être trop), mais je me contenterai ici de ces quelques vagues commentaires.

Le scénario, parallèlement à la lutte de pouvoir, met beaucoup l’accent sur les histoires sentimentales d’Hae So. J’ai apprécié les couples, il y a de belles scènes indéniablement, une conclusion touchante, mais il manquait un petit quelque chose pour totalement me convaincre totalement.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IU
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려

À côté de tout cela, Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo possède assurément de belles qualités qui en font une série agréable à regarder : la qualité de la réalisation, la restitution historique (l’Histoire de Goryeo évidemment, même si ça reste une fiction – la série m’a amené à lire un peu à côté sur l’Histoire médiévale de la Corée que je méconnais totalement – et aussi un OST plutôt agréable qui accompagne joliment le drama (ma piste préférée). Le personnage d’Hae Su, c’est d’ailleurs assez impressionnant les longs et nombreux focus de la caméra sur son (beau) visage.
Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려 - IUToutes ces différentes qualités en font vraiment une série agréable. Je ne vais pas le nier. Je ne me suis jamais totalement ennuyé ; il y avait seulement des séquences plus ou moins longues que j’avais hâte de voir passer pour retourner à ce qui est intéressant.
Au final, ce n’est pas une déception, c’est surtout que j’étais un peu déçu d’être aussi peu surpris.

Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo - 달의 연인-보보경심 려
Enfin, quoi qu’il en soit, je suis content d’avoir regardé Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo. Même si je l’ai finalement pas mal critiqué ici, je lui reconnais quelques qualités indéniables, le personnage d’Hae Su est aussi un argument satisfaisant à lui seul. La série gagne qui plus est en profondeur et en intérêt d’épisode en épisode. C est une fresque semi-historique également intéressante. Une série qui se termine avec un très bon et touchant dernier épisode (combien de séries ratent leur final ?). Moon Lovers: Scarlet Heart Ryeo met surtout du temps à se dévoiler, une timidité scénaristique peut-être regrettable étant donné les promesses. Je me pose enfin une question : que voulait dire So à la toute fin de la série ? Le scénariste veut nous laisser penser qu’il la trouvera ? L’exposition ? À nous sans doute de l’imaginer, d’imaginer ce que l’on souhaite y voir.

samedi 29 avril 2017

[K-Drama] « Goblin », un amour triste mais si beau

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
J’ai finalement regardé un drama coréen. Il fallait bien que cela arrive un jour, et mon choix s’est porté sur une série qui avait semblé avoir été unanimement louée lors de sa diffusion : Goblin, The Lonely and Great God (쓸쓸하고 찬란하神-도깨비) dont les 16 épisodes ont été diffusés entre décembre 2016 et janvier 2017.

Cette série raconte l’histoire d’un ancien général de la Corée médiévale qui, à la suite d’une rébellion contre son roi, fut condamné à mort avec les siens. Pour les crimes commis de son vivant, il reçut une punition divine : l’immortalité, il devint un Gobelin. Cela fait maintenant plus de 900 ans qu’il survit ainsi et, un jour, seule « l’épouse du Gobelin » pourra mettre fin à cette malédiction d’éternité. Celui-ci se mêle parfois de la vie et du destin des humains, c’est ainsi que 19 ans avant le début de l’histoire, il sauva une jeune mère enceinte qui avait été renversée par une voiture. L’enfant de cette femme capable de voir des fantômes et pourchassée par une Faucheuse, changera profondément la vie maudite du Gobelin.

Si le couple gobelin occupe une partie importante de la série, celle-ci se focalise plus généralement sur quatre personnages. Tout d’abord, évidemment le Gobelin joué par Gong Yu, un demi-dieu immortel (sur)vivant au milieu des humains, son épouse promise, la jeune et optimiste contre vents et marées Ji Eun Tak, jouée par Kim Go Eun, mais aussi la Faucheuse, interprété par Lee Dong Uk, un shinigami coréen qui tient la buvette du monde des morts, ainsi que la mystérieuse Sun Hee, ou plutôt Sunny, jouée par Yu In Na, qui gère un petit restaurant, enfin qui passe le plus clair de son temps à attendre quelqu’un ou quelque chose.

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Faucheuse - Lee Dong Uk - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Allons directement à l’essentiel, ce qui m’a réellement séduit dans cette série, c’est ce splendide et rayonnant couple du Gobelin avec Ji Eun Tak, avec deux très bons acteurs au jeu convaincant et immersif. Ce qui est particulièrement réussi, c’est la construction et l’évolution de leur relation : les voir à se découvrir, à se surprendre, à tomber amoureux. En écrivant ce paragraphe, je suis en train de revoir la fin de l’épisode 4, et ce n’est qu’un de ces très beaux moments de cette si touchante histoire si bien racontée. S’opposent deux personnages à la fois différents mais tellement proches, entre un Gobelin tourmenté et profondément mélancolique, et Eun Tak malmenée par la vie mais rayonnante par son optimisme. Le magnifique sourire d’Eun Tak est tout simplement solaire, le regard du Gobelin si profond. Combien de fois ai-je ri à les regardant évoluer, se découvrir, ai-je été touché par la tendresse qui se dégageait de ce couple, ai-je été affecté par les difficultés qu’ils rencontraient, ai-je souri devant leurs instants de complicité, de bonheur ? Et ai-je laissé couler des larmes…

Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Si la performance des acteurs Gong Yu et Kim Go Eun m’a totalement séduit, ils ne sont pas les seuls à mériter des louanges. J’ai également vraiment aimé le personnage de la Faucheuse avec un rôle plutôt compliqué mais tout aussi réussi. La relation entre le Gobelin et la Faucheuse apportent en plus une véritable touche d’humour et de rire bienvenue. Leurs échanges, duels, en particulier dans la première partie de la série, apportent tellement de fraîcheur à la série. Ils sont tous les deux assez excellents à suivre, à voir cohabiter ensemble et à devenir ami. Malgré ce qu l’on apprendra.
Le personnage de Sunny aura quant à lui mis plus de temps à me convaincre, bien plus même. L’actrice me semblait en plus réunir ce qui me faisait avoir du mal avec les actrices (et acteurs) coréens, elle est trop lisse, que ce soit physiquement et également au début dans son jeu. Ce n’était pas très naturel et donc moins convaincant. Mais progressivement, c’est venu, et sa relation très particulière avec la Faucheuse a apporté beaucoup à cet attachement progressif à son personnage.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Sunny  - Yu In Na - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Seize épisodes de plus d’heure, c’est long (mais si court au final…). Je ne suis pas habitué à ce genre de format qui semble assez courant en Corée. Et pendant ces seize épisodes, l’histoire tourne quasi exclusivement autour de ce quatuor. Les personnages secondaires avec une réelle importance sont peu nombreux. Parmi eux, il y a la famille d’Eun Tak, mais leur présence est limitée et assez vite relayée au décor. Il y a aussi ces « divinités », mais elles jouent surtout un rôle de spectateur (mais qui donnent occasionnellement un coup de baguette non négligeable).
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Yu Deok Hwa
En fait, le seul vrai personnage secondaire important, c’est le jeune Yu Deok Hwa (joué par Seong Jae), l’héritier du conglomérat qui s’est construit grâce à la bonne fortune qu’apporte le Gobelin (en fait un conglomérat qui appartient indirectement au Gobelin, une couverture humaine pour un dieu immortel et surnaturel). Ce jeune riche immature, mais gentil, est un élément intéressant de la série, par la bonne humeur qu’il apporte et pour quelques rôles clés qu’il va parfois jouer, de son plein gré ou non.

Même si le Gobelin, alias Gong Yu, et son épouse Eun Tak, alias Kim Go Eun, auraient été seuls, leurs prestations épatantes auraient suffi à faire de cette série un excellent drama. C’est plus que cela parce qu’autres bons personnages les accompagnent, pas si nombreux, mais ils sont là.

L’histoire se divise en plusieurs phases plus ou moins longues, plus ou moins marquées. Le rythme de la série est assez posée, calme, mais cette fausse lenteur apparente est à mes yeux une qualité. car il n’y a en fait aucun temps mort. Après celle de l’épisode 6, une coupure majeure a surtout lieu à l’épisode 13, un épisode qui m’aura totalement retourné, avec un final extrêmement prenant, des sensations et des émotions puissantes. Les deux épisodes qui suivent sont très beaux. Le tout dernier épisode m’a un peu déçu, c’est bien le seul, ; ça reste mineur, mais j’ai eu cette impression qu’ils ont voulu réglé certaines des dernières questions de la série de manière un peu trop rapide.

Au bout d’un moment, j’ai trouvé que les coïncidences dans la série étaient bien trop fréquentes, en particulier quand on en apprenait plus sur l’identité réelle de certains personnages. Toutefois, l’une des forces du scénario est de parvenir à transformer ces coïncidences en une succession d’événements logiques où justement le hasard n’est que trompeur. Je me refais la série en écrivant ce billet et ce second visionnage ne rend que plus évident cette logique interne qui structure correctement Goblin. Il n’y a juste qu’à revoir les visions du Gobelin.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim Shin
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Kim ShinGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - Quebec
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Gobelin - Gong Yu - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - épée
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En ce qui concerne les dramas coréens, je suis encore un néophyte, je peux donc difficilement juger de la qualité générale des productions coréennes, mais Goblin m’a vraiment enthousiasmé pour ses nombreuses qualités évidentes et incontestables. Par exemple, j’aime la belle qualité visuelle de la série et sa réalisation. Elle me semble avoir bénéficié de moyens plutôt importants et le résultat est totalement probant. Le seul petit regret que j’aurais de ce côté, du fait de ce soin apporté à la réalisation visuelle et sonore (pour les séquences contemporaines ainsi que historiques), c’est le nombre relativement limité d’espaces, de lieux, dans lesquels se déroule la série. Ceci est aussi régulièrement récurrent dans les dramas japonais, mais c’est un peu plus regrettable avec ces moyens et quand autant de soin est apporté à la réalisation. Cela reste toutefois une critique assez mineure, d’autant plus quand cela n’influence pas directement la qualité générale indéniable de la série.

Au début, je n’avais pas trouvé la bande son particulièrement marquante. Mais au fur et à mesure des épisodes, les musiques avaient de plus en plus d’impact, de charge émotionnelle, dès les premières notes ou paroles, cela allant de pair avec mon attachement progressif à la série et à ses personnages. J’ai été plutôt surpris par la quantité de piste chantée (des versions instrumentales auraient parfois été plus appropriées), ce qui est soit une caractéristique de cette série, soit des dramas coréens, peut-être.

J’aime. Tout simplement.

Ces quelques petites notes en fond sont superbes

Étant largement habitué aux dramas japonais, suivre une série coréenne ne m’a pas totalement été dépaysant. Toutefois, on sent bien qu’on a changé de côté de la mer. La langue parlée déjà, il m’a fallu plusieurs épisodes pour m’y habituer. Le japonais a l’avantage d’avoir une structure syllabique facilement compréhensible pour toute personne parlant une langue latine. Il est par exemple assez facile de répéter une phrase, même sans la comprendre. Le coréen, ce n’est pas la même chose, la prononciation est plus difficile à saisir, du moins en ce qui me concerne – même si, à quelques occasions, j’avais l’impression de saisir quelques ressemblances au niveau du vocabulaire avec le japonais, ce qui ne serait pas si étonnant étant donné la proximité géographique. Reste que c’est intéressant, pour l’instant je ne comprends que clairement « non » et « je t’aime » (des termes répétés assez fréquemment, surtout le premier), c’est un début.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - QuebecGoblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - premier baiser
Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비
Ji Eun Tak - Kim Go Eun - Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비

Autre différence par contre plus directement en lien avec la série elle-même et la façon de la réaliser : au Japon, dans une romance, la pudeur est de mise, le couple se construit bien plus lentement, et lorsque celui-ci existe, les bisous sont timides (et régulièrement relayés aux tous derniers instants de la série, le fameux aéroport) et on exprime peu souvent cet amour autrement que platoniquement, des regards, des mains qui s’effleurent (les contre-exemples existent évidemment). Dans Goblin, le scénariste est bien moins prude, timide, et je dois dire que j’ai apprécié cela ; la série parlait d’amour et cela était clairement exprimé, avec des mots et des gestes. Les gestes de tendresse entre le Gobelin et sa jolie épouse étaient souvent, si ce n’est toujours très beaux.

Goblin, The Lonely and Great God - 쓸쓸하고 찬란하神-도깨비 - fin
« Un amour triste », c’est la réponse d’Eun Tak au Gobelin à un moment de la série… Cette formule est belle, malgré tout ce qu’elle induit. Elle est à l’image de ce drama, profondément beau, mais si mélancolique, son impact émotionnel étant d’autant plus puissant. Triste, mais pas malheureux pour autant.
J’aimerais dire beaucoup plus de choses sur cette série, montrer aussi plus d’images... J’ai pris tant de screenshots, surtout dans le deuxième visionnage actuellement en cours, mais il y en a beaucoup qui gâcheraient bien trop le plaisir de la découverte pour celles et ceux qui ne connaissent pas  encore la série... Il me faut donc me contenir.
Bref. J’ai essayé un drama coréen, et j’ai adoré dès le premier essai. Goblin est véritable coup-de-cœur (auquel je ne m’attendais pas du tout). Je n’ai rien à y redire, ses petits défauts anecdotiques ne sont rien à côté de ses énormes qualités. Je ne sais pas si toutes les productions coréennes sont de ce niveau, mais cette seule série suffit à me convaincre de poursuivre et d’en essayer d’autres. Quoi qu’il en soit Goblin restera certainement pour très longtemps une série à part pour moi, un bijou.
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