dimanche 22 octobre 2017

[J-Drama] « Zenkai Girl », à toute vitesse !

Zenkai Girl - 全開ガール
En ce moment, côté Japon, je me suis lancé sans vraiment le vouloir (mais pas à contre cœur, quand même) dans une thématique Gakki. Le dernier j-drama que j’avais présenté, The Memorandum Of Kyoko Okitegami, partage avec Zenkai Girl, la série dont je vais parler aujourd’hui, la particularité d’avoir Aragaki Yui en actrice principale. J’ai commencé aussi récemment la dernière saison 3 de Code Blue que je vais reprendre prochainement.

En tout cas, là aujourd’hui, c’est Zenkai Girl (全開ガール, 11 épisodes diffusés entre juillet et septembre 2011, sur Fuji TV). Cette série raconte l’histoire de Ayukawa Wakaba (Aragaki Yui) qui est une jeune nouvelle avocate à l’ambition débordante. Son rêve est de devenir riche et l’aigle de Manhattan, et elle va tout faire pour y arriver. Malheureusement, le cabinet d’avocats qui devait lui assurer cette célébrité a des problèmes et elle va trouver un travail ailleurs. Comble de malchance, elle va devoir, contre son gré, coupler son nouveau travail avec celui de baby-sitter de la fille de sa patronne, Hinata, une enfant qui même si elle est en maternelle mais qui a elle-aussi un caractère bien trempé. À l’école maternelle, Wakaba va être amené à faire la rencontre de pères célibataires, l’opposé de son rêve masculin qui doit l’aider à réaliser son rêve (et pour cet objectif, les sentiments ne sont pas très importants), en particulier le gentil et dévoué Yamada Sôta (Nishikido Ryô) et son fils Pitaro.

Zenkai Girl - Yui AragakiZenkai Girl - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou

En soi, la série fait très bien son travail. Le sujet est correctement maîtrisé, avec de bonnes séquences plutôt drôle, d’autres touchantes, avec des émotions qui montent en intensité. La réalisation est correcte, mais les montages des cloportes qui tournent autour de Wakaba quelque fois trahissent les moyens limités consacrés au titre. Ce qui peut se comprendre : la série ne veut pas surprendre, c’est sa principale limite, mais pas forcement un défaut, tout dépend où l’on place son curseur d’attente. Zenkai Girl réutilise une vieille recette qui a marché mille et une fois, mais elle n’apporte que peu d’originalité, si ce n’est la thématique du père célibataire.

J’aime bien le générique. Pas trouvé la version opening, donc voici le clip.

On s’attend très vite à ce que la série fasse de nombreux yoyos sentimentaux. Wakaba a un objectif – être riche et célèbre – et les sentiments qu’elle commence à développer pour ce « cloporte » vont à l’encontre de rêve doré. Elle va donc lutter contre elle-même. En fait, Wakaba est toujours pressée, mais elle court surtout pour se fuir elle-même. Elle veut fuir un passé peu heureux et pauvre (mais pas si malheureux que ça, on va se rendre compte, malgré l’extrême pauvreté de son enfance), mais elle va surtout fuir constamment ses sentiments et ses envies les plus profondes. C’était parfois un peu exagéré, certes, mais le résultat était plutôt intéressant et convaincant.

Parallèlement, la série essaye quand même de dresser un tableau plutôt peu habituel sur la condition des pères célibataires au Japon. Une situation qu’on imagine assez peu ordinaire, voire peu enviable peut-être dans une société qui reste quand même très masculine et où la charge des enfants reviendrait normalement à la mère (régulièrement femme au foyer par ailleurs). C’est la principale originalité de la série ; c’est traité très légèrement, pas toujours très sérieusement, mais cette thématique a le mérite d’exister et d’être présentée. En filigrane, la série essaye ainsi à évoquer plus généralement la question de la famille, ça reste timide aussi, mais il y a quelques petites choses intéressantes comme pour Hinata avec sa mère, Wakaba et son père ou encore Sôta avec Pitaro dont la relation est de base peu ordinaire. J’ai d’ailleurs à ce titre beaucoup aimé la relation entre Sôta et son fils ; ils étaient vraiment chouettes à suivre et à voir évoluer ensemble.

Zenkai Girl - Nishikido Ryou
Toutefois, il est difficile, dans ce contexte ordinaire, d’avoir des personnages mémorables. Pour autant, Yui Aragaki et Ryô Nishikido offrent deux prestations relativement intéressantes. Le second acteur est plutôt connu, mais je ne l’ai vu à l’écran qu’assez peu de fois en fait, avec Attention Please, Ryûsei no Kizuna et Orthros no inu. Il interprète bien son rôle de « père » célibataire, un peu trop gentil et victime de cette gentillesse. Il peut-être trop gentil justement, mais ça fait partie de son rôle puisqu’il se doit d’être le pendant de l’ultra-active Wakaba jouée par Yui Aragaki.
Zenkai Girl - Yui Aragaki
Alors, mon petit kokoro a une légère faiblesse avec cette actrice, je plaide volontiers, et avec sourire, coupable. Donc, oui, je l’ai une nouvelle fois appréciée dans ce rôle. J’avoue toutefois que j’ai trouvé son personnage un peu « too much » parfois, dans sa façon de se braquer presque constamment, de vouloir aller toujours tout droit avec des œillères, tête baissée et ne pas hésiter à envoyer des piques assassines alors qu’elle en pense tout le contraire. À toute vitesse ! Le titre de la série correspond très bien au personnage de Wakaba. C’est aussi pour ça que je dis que le sujet de la série est bien maîtrisé. Wakaba reste attachante : la manière peut questionner parfois, mais on comprend son attitude, son ambition, puis elle a un très bon fond ; elle se ment surtout à elle-même.
Par certains aspects de son jeu, ce rôle de Gakki m’a fait un peu penser à celui qu’elle avait dans Soratobu Kouhoushitsu, une série que j’adore ; cette dernière est sortie en 2013, soit deux ans après Zenkai Girl, deux années qui se ressentent quand même dans son jeu.

Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui AragakiZenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki
Zenkai Girl - Nishikido Ryou - Yui Aragaki

En fait, il y a peut-être deux acteurs qui se démarquent un peu plus que les autres : les deux enfants qui jouent Hinata et Pitaro. Ils sont tous les deux attachants ; ils sont marrants à suivre et forme ensemble un adorable petit duo.
Du côté des autres personnages secondaires, pendant pas mal de temps j’ai eu du mal à accrocher à Shindo, l’avocat ambitieux du cabinet qui veut prendre la place de sa patronne ; j’ai toutefois apprécié l’attitude classe qu’il a eu dans le dernier épisode. Je me doutais qu’il y aurait une pirouette scénaristique, elle était même prévisible, mais Shindo a alors été classe. La patronne Sakuragawa représente un peu l’idéal de Wabaka, la réussite, le respect de ses pairs, la richesse ; son personnage se laisse apprécier avec le temps. La rival de Wakaba, Soyoko, je n’ai pas accroché du tout par contre, elle manque de personnalité ; on sent bien le personnage ajouté par nécessité pour compliquer la romance.


Bref, avec Zenkai Girl, si vous aimez bien ce style de romance japonaise (les fameuses « je t’aime, je t’aime plus mais en fait je t’aime encore »), avec un lead féminin au caractère bien trempé, la série vous plaira. Personnellement, j’ai passé un agréable moment à la regarder. C’est une bonne série à glisser entre deux autres plus ambitieuses. Vous êtes fan de Gakki ? Bah, il faut regarder alors. Si vous connaissez déjà la série, n’hésitez pas à partager aussi votre avis.

vendredi 20 octobre 2017

Aoi Eir, 6 ans ! Retour sur sa carrière musicale

Aoi Eir - 藍井エイル
En parcourant hier Twitter, je suis tombé sur ce hastag #藍井エイル6周年祭 : le sixième anniversaire du début de carrière d’Aoi Eir dans le monde de la musique. Son premier single « Memoria » est en effet sorti le 19 octobre 2011. Six ans, mais surtout, actuellement cela fait un an qu’elle s’est éloignée de la scène et de la musique. Cette décision a été prise malheureusement à cause de problèmes de santé qui n’ont pas été vraiment explicités, mais qui doivent être assez graves pour l’empêcher de continuer à chanter.

Liens : Site officiel // Youtube /Vevo // Twitter // Instagram

Aoi Eir est l’une de mes chanteuses japonaises préférées. Elle serait assurément dans mon top 3 si je devais en faire un. Elle est étroitement associée au monde de la japanimation et j’ai expliqué il n’y a pas si longtemps mon affection pour l’anison. Et Aoi Eir, c’est une très grande voix, puissante et belle, de la musique d’animé. Au cours de ces cinq années, elle a chanté de très nombreux génériques et la majorité d’entre eux sont mémorables et ont été des hits au Japon mais aussi pour le public ‘japonisant’ à travers le monde. Elle a à son actif pas moins de 13 singles et 3 albums et aussi un double album best-of sorti au moment de la mise en pause de sa carrière.


Je ne vais pas faire un historique de tous ses titres, je les aime tous de toute façon. Mais il y en a quelques-uns que j’adore plus particulièrement. Je viens de mentionner « Memoria » précédemment qui est un très beau titre qui a servi de générique de fin à Fate/Zero. À noter que le clip posté précédemment est une version alternative, puisque dans celle d’origine (que je ne retrouve pas) on ne voyait pas son visage. Le succès largement rencontré et mérité, plus aucune raison de cacher son visage. En tout cas, ce titre porte bien son nom aujourd’hui avec cet anniversaire.


« Kasumi » (2014) est peut-être un titre un peu moins connu dans sa discographie. Mais la musique, et encore plus en version clip, elle respire la classe ; Aoi Eir y est elle-aussi vraiment classe ! Dans un registre très rock, elle nous entraîne dans un show rythmé et vraiment accrocheur.
Quelques titres sont des incontournables assez connus : il y a « Sirius » (générique de Kill la Kill, novembre 2013) ou « Ignite » (août 2014) par exemple. Ce dernier a servi de générique à la saga très connue Sword Art Online, ici pour la saison 2 ; c’est une licence qui a beaucoup participé par son succès à propulser la carrière de quelques chanteuses, dont Aoi Eir mais aussi Haruna Luna, deux très bonnes amies par ailleurs. Pour ce titre, la chaîne YT de la chanteuse nous offre une belle version live (qui rend même mieux que le clip) :


Aoi Eir - 藍井エイル - t-shirt
J’ai eu la chance de la voir sur scène une fois à Japan Expo en 2015. Je porte mon t-shirt de sa tournée 2015 avec fierté à chaque fois. J’aurais aimé avoir la chance d’avoir une dédicace, mais c’était assez ardu ; elle était très attendue alors chez nous… J’avais ramené avec moi pourtant fièrement mes CDs. M’enfin, le showcase, c’était vraiment quelque chose. C’est sans aucun doute mon meilleur souvenir concert j-music. Si vous êtes abonnés au service de Nolife sur Noco, vous pouvez visionner le live report ; un numéro de Japan in Motion est aussi consacré à Aoi Eir, n’hésitez pas à le regarder car son interview est vraiment intéressant.

J’apprécie vraiment ses titres plus axés pop-rock, mais s’il y a un titre que je devais placer au sommet d’un top, ce serait assurément le superbe « Lapis Lazuli » (avril 2015) qui a servi de générique pour Les Chroniques d’Arslan. Cette musique, belle et puissante à la fois, m’avait totalement scotché à l’époque et encore aujourd’hui à chaque écoute. Elle y fait preuve d’une force incroyable tout en étant capable de transmettre beaucoup d’émotions à travers des séquences plus douces ; à chaque fois qu’elle monte en puissance, elle me donne des frissons, surtout avec ce passage autour de 3:30-3:40 J’aime cette musique d’un grand amour.


On va finir ce petit survol avec son dernier single en date « Tsubasa » (juillet 2016), le générique pour la seconde saison d’Arslan. Le clip est vraiment classe et les alternances de rythme donne à la musique un punch des plus satisfaisant et entraînant. J’aime aussi beaucoup ce titre.


Aoi Eir - 藍井エイルVoilà, je ne vais pas être exhaustif dans ce billet. Si vous ne connaissez pas, ou pas beaucoup, je vous invite sincèrement à parcourir sa chaîne Youtube qui réunit l’essentiel de ses titres, du moins les titres principaux de ses singles. Ses albums contiennent aussi des titres vraiment excellents comme « Avalon Blue » dans Blau (2013) par exemple. Si vous aussi vous êtes fans, partagez vos impressions ici si l’envie vous dit.
En ce qui me concerne, j’ai son album best-of BEST -A- qui m’attend en France ; j’ai hâte de l’avoir en main, tout en patientant quant au retour d’Eir Aoi sur scène. J’ai vraiment envie qu’elle revienne, mais je lui souhaite surtout qu’elle se rétablisse et qu’elle aille mieux. Eir Aoi, c’est le top de la musique japonaise ! Avec un petit jour de retard, joyeux anniversaire Eir Aoi !

lundi 9 octobre 2017

#WEdramanimique, 3e édition : While DAOKO was singing

Le weekend dernier avait lieu la troisième édition du #WEdramanimique propulsée de nouveau par Bouya du blog Book&drama. Ce fut encore une fois un moment très agréable à suivre et à partager, en particulier en suivant tous les partages et discussions sur Twitter. Voici les participants qui étaient inscrits :

Bouya (@Bo0ya_), Titesilve (@SandrineSilve), Luthien (@Luthyx), Verslinfinie, Blinky, Lee Kikwang (@MinSooTae), moonsun57 (@Alikdream629), Mudaepo, Milaguru (@Mila_no_tweet), Yuuki (@YuukiNoDreams), Angel402 (@Angel402_), Kalyani (@khunzea), justb (@justundrama), verslinfinie (@petitemoko), lylyrowanlili, nonnon, SALT, Seventh, maruna (@Kuramaruna), sayunaa (@whitaeh), fleya (@Lovely_Fleya), marie asiasisone (@marieasiaisone), moonsun57 (@alikdream629), Sakura (@StaffDramaic), IlumysYuni, world of drama passion (@worldofdramapas), LittleAngele (@tocasiatic)

Pour ma part, ma contribution fut des plus modestes. Ce weekend était particulièrement chargé et travailler le dimanche n’aide pas. Un modeste palier de 6h visé qui n’a même pas été atteint avec environ 5h30 de productions asiatiques visualisées. Quoi qu’il en soit, j’ai quand même regardé quelques petites choses, donc autant les commenter un peu.

While you were sleeping

당신이 잠든 사이에 – épisodes 1-8 (sur 32, en cours de diffusion)

Il semble que nous avons là le gros show coréen du moment. Les gens semblaient assez enthousiasmés depuis les premières annonces et encore plus à la suite des premiers trailers qui, en effet, étaient des plus séduisants. Il fallait donc que j’essaye aussi.

J’ai aussi regardé au final, ce weekend, les 8 premiers épisodes actuellement disponibles (environ 35 minutes chacun). Et je suis totalement sous le charme !
Après avoir rapidement zieuté quelques infos (mais pas trop, pour éviter les possibles spoils), et le début du premier épisode, je me demandais si la série allait suivre un schéma simple. C’est-à-dire : la jeune femme toute gentille rêve du futur et de ses conséquences néfastes, et l’homme, confiant et tout, lui ,affronterait le destin pour donner à chaque rêve un happy end, avec des cœurs partout. Pour un drama, ça ne serait pas surprenant (et ni forcement mauvais par ailleurs).


Mais non. La série m’a jusqu’à présent totalement surpris. La mécanique de rêve est vraiment intelligemment utilisée. Très vite, on va se rendre compte que Nam Hong Ju (jouée par Suzy) n’est pas la seule à avoir des rêves prémonitoires. Pour l’instant, tout semble partir d’elle, mais d’autres personnages vont aussi « rêver », et pas forcément voir le même futur. Toute cette mécanique est plutôt bien pensée et aussi utilisée pour nourrir l’histoire. C’est prenant, intriguant, sans en faire trop. On accroche facilement.

Si la série a de belles qualités niveaux réalisations, musiques aussi, ses personnages sont bien ce qui m’a le plus séduit avec son scénario. Pour reprendre le schéma que je « craignais » au début, on est loin de ça en fait. Hong Ju, toute adorable qu’elle est, n’est pas uniquement un joli visage, un pendant naïf du héros sûr de lui, elle a sa propre personnalité bien marquée et une bonne présence. Ceci est d’autant plus agréable que Jung Jae Chan (joué par Lee Jong Suk, déjà vu dans W) n’est pas un personnage masculin si sûr de lui, riche, confiant et tout et tout, un type de héros très courant dans dramaland. Au contraire, c’est un procureur avec ses défauts, ses incertitudes, ses peurs. Si il aime bien se montrer avec de l’assurance face aux autres, on va aussi le voir rapidement se cacher pour reprendre ses esprits après avoir en fait eu bien peur, etc.


La série nous présente progressivement pas mal de personnages plutôt plaisants, comme ce policier qui va échapper à la mort au début, cette jeune pianiste, etc. Aucun m’a déplu, même cet avocat à la morale douteuse qui joue bien le rôle de méchant. Puis, revenons à Hong Ju et Jae Chan, je les adore vraiment, ils font preuve d’une belle alchimie ; c’est un couple qui me plait déjà beaucoup et qui commence à me faire fondre.

J’ai vraiment hâte de voir la suite et suivre comment l’histoire et les personnages vont évoluer !!

Zenkai Girl

全開ガール – épisode 5

Côté dramas, ce #WEdramanimique n’a été ponctué que par une seule autre série, japonaise cette fois-ci, Zenkai Girl. Et une nouvelle fois avec Yui Aragaki. Ouais. Je ne me lasse pas de la voir à l’écran.

Zenkai Girl raconte l’histoire d’une jeune femme très très ambitieuse, Ayukawa Wakaba (jouée donc par Aragai Yui) qui devenue avocate ne rêve que d’une seule chose : devenir riche et importante. Et ça doit aller vite. Toutefois, malgré elle, Wakaba va être amené à s’occuper de la très jeune fille de la patronne d’un cabinet d’avocats prestigieux. Et, surtout, aussi faire la rencontre avec un père célibataire, Yamada Souta (joué par Nishikido Ryo), sans le sous, et aux ambitions limitées. Bref, tout l’opposé de son bel idéal masculin.
Of course, on voit vite venir le retournement. Des sentiments vont naître. Et ça va les chambouler, surtout Wakaba qui va tout faire pour les refouler. Le tout avec des péripéties bien nourries par les deux enfants de l’histoire qui assez géniaux à suivre par ailleurs – les enfants sont souvent de bons acteurs.


Bref, ce cinquième épisode était à l’image de la série, très agréable. C’est une série que je regarde avec beaucoup de plaisir. Pour le coup, Wakaba commence vraiment à se rendre compte qu’elle  est en train de tomber amoureuse, ce qui la perturbe beaucoup (ce n’est pas ça qui va la faire devenir riche…). Après, ce n’est pas le drama du siècle, ni une romance innoubliable (du moins pour l’instant), mais la série fait bien son job et Yui Aragaki est encore une fois très chouette. En toute objectivité, of course~

DAOKO


Oui, je vais finir ce petit point #WEdramanimique avec une escapade musicale aux côtés de DAOKO. Bon les clips, aussi après en avoir discuté un peu entre nous, ça ne compte pas, ce qui est normal, mais je vais en mentionner juste un seul (qui m’a en plus permis de remplir le défi eau). Il s’agit en effet d’un clip dans sa version animé qui reprend des séquences du film d’animation dont la musique est tirée, Uchiage Hanabi, Uekara Miruka Shitakara Miruka?. Cette chanson est aussi intitulée « Uchiage Hanabi » et elle est chantée par DAOKO en duo avec Kenshi Yonezu. Et j’adore, le voici :


DAOKOCe titre connaît son petit succès au Japon dans les charts et aussi sur le net, avec notamment pas moins de 50 millions de vues pour cette version sur YouTube en deux mois. Si je ne connaissais pas le chanteur, j’avais déjà commencé à entendre vaguement parler de DAOKO. Je n’avais pas trop fait attention alors parce qu’elle officie dans un genre vers lequel je suis moins attiré : le rap (j’aime bien Charisma.com, mais mon intérêt pour le genre reste limité).

Oui, contrairement à ce que pourrait faire croire ce clip, DAOKO est avant tout une jeune rappeuse de 20 ans. Et du coup, cet excellent clip, et cette voix suave de DAOKO m’a donné envie de prêter un peu plus attention à ce qu’elle fait. Et j’en reste vraiment positivement surpris. Il y a quelque chose d’assez hypnotique dans ses musiques et même ses clips. Comme avec le curieux « Daisuki with TeddyLoid » ou le provocateur « Haikei Goodbye Sayônara », « ShibuyaK » et ses sonorités électroniques.

Bref, ce billet devient un prétexte pour parler aussi un peu de DAOKO et de j-musique. Mais, si je l’ai redécouverte avec « Uchiage Hanabi » où elle officie dans un genre différent, je me suis laissé surprendre par sa musique et son style ; d’écoutes en écoutes, je commence à vraiment apprécier. N’hésitez à me dire si vous la connaissiez déjà ou pas, et si vous aimez.

****

Bref, certes, il fut tout modeste pour ma part, ce fut un bon petit weekend, en particulier grâce à la très bonne surprise qu’est While you were sleeping. Un vrai coup de cœur jusqu’à présent.
Le weekend n’était pas trop adapté pour moi, mais ça fait partie du jeu, et ce fut quand même agréable de suivre les visionnages de chacun. J’ai hâte de voir arriver la prochaine édition du #WEdramanimique~

dimanche 24 septembre 2017

[J-Drama] « The Memorandum of Kyôko Okitegami », j’ai craint le pire

The Memorandum of Kyôko Okitegami - 掟上今日子の備忘録
Dans la riche dramagraphie de la talentueuse Yui Aragaki, il y avait une série que je boudais depuis quelques temps. Il s’agit de The Memorandum of Kyôko Okitegami (掟上今日子の備忘録), une série japonaise diffusée fin 2015 sur NTV avec ses 10 épisodes. Bon, la série n’est pas si vieille, donc je ne l’ai pas évité tant que ça, mais je craignais de ne pas l’aimer. Un peu comme la perruque de cette actrice que j’apprécie pourtant tellement. Bon, après coup, la série finie, j’ai appris à m’habituer à cette coupe, mais, clairement, cette perruque ne lui va pas. Vous ne trouvez pas ? Hmm, l’aspect capillaire mis de côté, j’avais en fait surtout peur d’être déçu par une série avec Gakki. Quand même, c’est difficilement concevable !
Et les premiers épisodes m’ont bien fait craindre le pire.

The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki
The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki

Ce drama raconte l’histoire de Kakushidate Yakusuke, joué par Okada Masaki, le type dont le prénom est synonyme de malchance. Ce gars, je n’aimerais pas vivre sa vie. La poisse qu’il a, c’est assez effrayant ; si un pigeon passe, c’est lui qui recevra le cadeau du volatile ; un souci au travail ? il prendra direct, il a la tête du coupable idéal ; etc. Mais, il a eu au moins une chance dans sa vie : rencontrer la détective Kyôko Okitegami, interprétée donc par Aragaki Yui, une détective privée intelligente et douée, mais qui a surtout une particularité peu ordinaire. Elle oublie tout dès qu’elle vient à dormir (même après une très courte sieste). Suite à un épisode obscur, elle est devenue amnésique et elle est incapable de se souvenir de ce qu’elle a fait la veille. Le sommeil est synonyme pour elle d’un retour à la case départ. Chaque journée est du coup pour elle un nouveau commencement. Seul moyen pour se souvenir de quelques éléments de sa vie passée : écrire au feutre indélébile sur son corps pour que, chaque matin, elle sache « qui » elle est. Kyôko Okitegami va donc sortir de l’embarra notre malchanceux Yakusuke, mais ce poisseux va retomber (très vite) dans la mouise. Par chance (comme quoi), il va de nouveau retrouver Kyôko. Évidemment, de son côté, elle a totalement oublié qui était ce poissard de la vie. Et ainsi de suite.

Vous comprendrez le principe j’imagine. La série repose ainsi essentiellement sur cette ficelle scénaristique de l’amnésie de l’héroïne. Je vais en parler plus en détail, mais pour résumer un peu, cet élément fait à la fois la qualité du titre, par l’originalité apportée, mais aussi son plus gros défaut. Toutefois, pour évacuer tout doute dans cette critique : j’ai aimé cette série. J’ai même vraiment beaucoup aimé cette série pour sa seconde partie et sa dernière ligne droite.

The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki
The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki

En fait, le drama souffre fortement de cette narration cyclique. Cela est surtout vrai pour sa première partie avec des épisodes qui sont à chaque fois un recommencement pour le scénario, les acteurs, et aussi un peu pour le téléspectateur. La détective Kyôko oublie tout et, du coup, une partie de chacun des premiers épisodes répète des schémas similaires, en particulier pour la relation entre Kyôko et Yakusuke, mais aussi pour les explications lors de l’enquête. Ajoutez à cela le côté (très) mollasson de ce malchanceux de la vie (on peut vraiment avoir envie de le secouer un peu par les épaules parfois), cela crée un rythme assez peu convaincant. Qui plus est, les enquêtes n’étaient pas non plus palpitantes. Bref, j’étais un peu désappointé, et je commençais à craindre de ne pas aimer la série.

Toutefois, les choses évoluent, au fur et à mesure des épisodes. Lentement, mais sûrement. Et c’est une fois que cette évolution aura atteint un certain stade, pour arriver à quelque chose de plus concret, i.e. une relation plus poussée entre l’amnésique Kyôko et le malchanceux Yakusuke. Autour des épisodes 5 et 6, l’évolution se fait plus sensible. Et l’épisode 7 était vraiment très chouette, c’est à ce moment que j’ai eu le déclic. Sans vraiment s’en rendre compte sur le vif, la série avait vraiment réussi à évoluer en quelque chose de vraiment agréable à suivre. Ce sentiment de surprise fut d’autant plus plaisant et agréable qu’il n’était pas si prévisible.

The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki

J’ai apprécié la conclusion de la série. Je craignais que le scénariste utilise une pirouette pour résoudre le problème de la mémoire de Kyôko. Mais rien de cela. Au contraire. J’ai beaucoup aimé les dernières séquences du drama. Nos deux protagonistes m’ont finalement pas mal touché et j’ai de plus en plus apprécié à les voir ensemble. Yakusuke a parcouru un long chemin et cela devenait intéressant à le voir évoluer et s’attacher à Kyôko. De l’autre côté, malgré son amnésie, des choses commencent aussi à changer pour Kyôko et Yui Aragaki réussit à rendre son personnage très attachant, rien que pour ses mimiques. Progressivement une complicité est née, réelle pour l’un, intuitive pour l’une. C’est cette progression, certes lente mais intéressante, qui a permis la belle conclusion du drama.

The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui AragakiQuoi qu’il en soit, j’ai regardé d’abord cette série pour Gakki. Et, au final, j’ai bien fait, car j’en ressort avec une bonne impression (certes tout en nuance, mais bonne quand même). Elle a porté pour une bonne partie la série sur ses épaules (ou sa perruque ?), bien aidé par sa capacité à donner à son personnage une superbe palette d’expression. Comme je le disais, j’ai mis du temps à accrocher à la série, mais aussi un peu à son personnage. Par contre, je reconnais que, dès le premier épisode, elle a réussi à bien rentrer dans son rôle. Une interprétation pas si évidente et peu habituelle, car pour Kyôko, chaque journée est nouvelle ; elle doit jouer un personnage qui n’a aucun souvenir de l’épisode précédent.
Face à elle, on retrouve Okada Masaki que je connaissais relativement peu ; c’était un peu mi-figue mi-raisin avec lui. Alors oui, l’évolution finale du personnage m’a plu, mais l’acteur lui m’a bien peu convaincu et il m’a même assez régulièrement agacé dans la première partie de la série. Il s’en sort correctement après, en tout cas, comparé à la faiblesse des personnages secondaires, même ceux de Sand Glasses, le bureau de détective qui emploie Kyôko qui fait aussi office de bar (avec bien peu de clients…) et lieu pour papoter (surtout ça en fait). Avec ces derniers, ce n’était pas trop ça, même si le gérant s’en sortait mieux. On croise beaucoup de personnages, quelques-uns reviennent plus ou moins régulièrement, comme les deux policiers et aussi l’éditeur, mais aucun d’entre eux n’est indispensable, on aurait pu les interchanger, remplacer ou autre, sans que cela ne change vraiment l’histoire.

J’ai bien aimé cette piste.

The Memorandum of Kyôko Okitegami - Yui Aragaki
Voilà, je ne conseillerais pas cette série avec enthousiasme comme je peux le faire à d’autres moments. Il m’a fallu du temps pour accrocher et si, à la fin, j’en ressors avec un avis plutôt bien favorable, ce n’était pas gagné d’avance.
Si vous appréciez Yui Aragaki, vous ne serez pas déçu par sa prestation. Sans être son meilleur rôle, elle offre un personnage plutôt intéressant, intrigant et attachant à la fois. Si vous cherchez une série d’enquêtes captivantes, passez votre chemin ; ici, ces enquêtes restent assez basiques et sans réelle profondeur. L’intérêt principal du scénario – et ce qui est aussi le cœur de la série, tant mieux donc – reste de voir comment les protagonistes vont gérer l’amnésie de Kyôko. Au jour le jour. Parce que vraiment, là, chaque journée est un nouveau commencement. En cela, malgré quelques soucis au début, la série a finalement réussi à me surprendre.

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